TIRU - Valorisation des déchets

A Exeter, la sécurité est une véritable culture d’entreprise

Depuis la pose de la première pierre en février 2012, TIRU a franchi toutes les étapes pour faire de l’unité de valorisation énergétique d’Exeter, en Grande-Bretagne, un site modèle. Non seulement par le fonctionnement de ses installations, qui traitent 60 000 tonnes de déchets ménagers, mais aussi par les conditions exemplaires de sécurité mises en place par Rod Jakeman, directeur de l’équipe d’exploitation (Cyclerval UK, filiale de TIRU), en partenariat avec l’expert construction Jean-Brice Falcot. Lumière sur un projet fédérateur, consacré en juillet 2017 par un « Final Certificate ».

Comment avez-vous fait de la sécurité une priorité à Exeter ?

J’ai eu la chance de prendre en main l’exploitation de l’usine en 2014, alors qu’elle venait d’ouvrir ses portes. Toute l’équipe était nouvelle et une partie des postulants découvraient l’univers du traitement et de la valorisation des déchets. Nous avons donc construit un programme de formation à la sécurité à partir des attentes et du point de vue des employés en phase de recrutement, qui ont très vite adopté les exigences de TIRU. Ainsi, dès le départ, la sécurité s’est véritablement inscrite dans la culture de l’entreprise et n’a jamais été considérée comme une contrainte.

Exeter Angleterre {JPEG}

Quelles formations avez-vous mises en place ?

Tous les employés ont reçu une formation de base aux questions de santé et de sécurité, avec un accent mis sur des sujets spécifiques, comme le travail en hauteur ou dans des espaces confinés. Tous ont aussi suivi la formation d’aide aux premiers secours. Certains opérateurs ont par ailleurs demandé à être formés à la conduite de chariots élévateurs, de chargeurs frontaux, ou encore de plates-formes élévatrices mobiles de personnel (PEMP) – autant de formations réactualisées tous les 3 ans.

Dans l’ensemble du processus, l’équipe TIRU française représentée par Jean-Brice Falcot (Direction Technique et Ingénierie) nous a permis de cerner les risques spécifiques à ce type d’installation ainsi que les différences culturelles qui affectent nos conceptions de la sécurité. Par exemple, le port des équipements de protection individuelle, très important dans la culture française, est devenu un réflexe à Exeter.

Comment ce projet se poursuit-il dans la durée ?

D’abord à travers des évaluations annuelles organisées avec chaque employé, ainsi que des réunions avec l’ensemble de l’équipe quatre fois par an. Lors de ces réunions, nous discutons de tous les sujets santé-sécurité, souvent de façon ludique à travers des quiz. J’utilise aussi un fascicule permettant de tenir à jour l’évaluation des risques, et le système VHS créé par TIRU est aussi un très bon outil pour vérifier l’engagement de tous pour la sécurité, quel que soit le métier. Pour conclure, l’essentiel est de communiquer régulièrement sur ces sujets, par des affiches ou des fiches-mémo, afin de rester vigilant. Le dialogue et l’échange sont les meilleurs garants de la sécurité !